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BIENVENUE

^^

# Postato lunedì 10 novembre 2008 07:29

Modificato lunedì 10 novembre 2008 08:21

10 NOVEMBRE 2008

"Depuis tout petit, je veux tuer le ciel à cause de maman qui me dit souvent:
-le ciel, ma courgette, c'est grand pour nous rappeler qu'on est pas grand chose dessous.
-La vie, ça ressemble en pire à tous ce gris du ciel avec ces saloperies de nuages qui pissent que du malheur.
- Tous les hommes ont la tête dans les nuages. Qu'ils y restent donc comme ton imbécile de père qui est parti faire le tour du monde avec une poule.

Des fois maman dit n' importe quoi.
J'étais trop petit quand mon papa est parti, mais je vois pas pourquoi il aurait emmener une poule au voisin pour faire le tour du monde avec. C'est bête une poule: ça boit la bière que je mélange aux graines et arprs sa titube jusqu'au mur avant de s'écrouler par terre.
Et c'est pas sa faute si maman raconte des bêtises pareilles. C'est à cause de toutes ces bières qu'elle boit en regardant la télé.
Et elle râle après le ciel et elle me tape dessus alors que j'ai même pas fait de bêtises.
Et je finis par me dire que le ciel et les coup sa va ensemble.
Si je tue le ciel, ça va calmer maman et je pourrait regarder tranquille la télé sans me prendre la raclée du siècle."


autobiographie d'une courgette
Gilles Paris

# Postato lunedì 10 novembre 2008 07:37

Modificato lunedì 10 novembre 2008 09:25

^^ :) ;)

^^ :) ;)

# Postato lunedì 10 novembre 2008 11:21

11 NOVEMBRE 2008


"Rien n'était si beau, si leste, si brillant, si bien ordonné que les deux armées. Les trompettes, les fifres, les hautbois, les tambours, les canons, formaient une harmonie telle qu'il n'y en eut jamais en enfer. Les canons renversèrent d'abord à peu près six mille hommes de chaque côté ; ensuite la mousqueterie ôta du meilleur des mondes environ neuf à dix mille coquins qui en infectaient la surface. La baïonnette fut aussi la raison suffisante de la mort de quelques milliers d'hommes. Le tout pouvait bien se monter à une trentaine de mille âmes. Candide, qui tremblait comme un philosophe, se cacha du mieux qu'il put pendant cette boucherie héroïque.


Enfin, tandis que les deux rois faisaient chanter des Te Deum chacun dans son camp, il prit le parti d'aller raisonner ailleurs des effets et des causes. Il passa par-dessus des tas de morts et de mourants, et gagna d'abord un village voisin ; il était en cendres : c'était un village abare que les Bulgares avaient brûlé, selon les lois du droit public. Ici des vieillards criblés de coups regardaient mourir leurs femmes égorgées, qui tenaient leurs enfants à leurs mamelles sanglantes ; là des filles éventrées après avoir assouvi les besoins naturels de quelques héros rendaient les derniers soupirs ; d'autres, à demi brûlées, criaient qu'on achevât de leur donner la mort. Des cervelles étaient répandues sur la terre à côté de bras et de jambes coupés.


Candide s'enfuit au plus vite dans un autre village : il appartenait à des Bulgares, et des héros abares l'avaient traité de même. Candide, toujours marchant sur des membres palpitants ou à travers des ruines, arriva enfin hors du th tre de la guerre, portant quelques petites provisions dans son bissac, et n'oubliant jamais Mlle Cunégonde. Ses provisions lui manquèrent quand il fut en Hollande ; mais ayant entendu dire que tout le monde était riche dans ce pays-là, et qu'on y était chrétien, il ne douta pas qu'on ne le traitât aussi bien qu'il l'avait été dans le château de monsieur le baron avant qu'il en eût été chassé pour les beaux yeux de Mlle Cunégonde.


Il demanda l'aumône à plusieurs graves personnages, qui lui répondirent tous que, s'il continuait à faire ce métier, on l'enfermerait dans une maison de correction pour lui apprendre à vivre.


Il s'adressa ensuite à un homme qui venait de parler tout seul une heure de suite sur la charité dans une grande assemblée. Cet orateur, le regardant de travers, lui dit : "Que venez-vous faire ici ? Y êtes-vous pour la bonne cause ? – Il n'y a point d'effet sans cause, répondit modestement Candide, tout est enchaîné nécessairement et arrangé pour le mieux. Il a fallu que je fusse chassé d'auprès de Mlle Cunégonde, que j'aie passé par les baguettes, et il faut que je demande mon pain jusqu'à ce que je puisse en gagner ; tout cela ne pouvait être autrement. – Mon ami, lui dit l'orateur, croyez-vous que le pape soit l'Antéchrist ? – Je ne l'avais pas encore entendu dire, répondit Candide ; mais qu'il le soit ou qu'il ne le soit pas, je manque de pain. – Tu ne mérites pas d'en manger, dit l'autre ; va, coquin, va, misérable, ne m'approche de ta vie." La femme de l'orateur, ayant mis la tête à la fenêtre et avisant un homme qui doutait que le pape fût antéchrist, lui répandit sur le chef un plein... ô Ciel ! à quel excès se porte le zèle de la religion dans les dames !


Un homme qui n'avait point été baptisé, un bon anabaptiste, nommé Jacques, vit la manière cruelle et ignominieuse dont on traitait ainsi un de ses frères, un être à deux pieds sans plumes, qui avait une âme ; il l'amena chez lui, le nettoya, lui donna du pain et de la bière, lui fit présent de deux florins, et voulut même lui apprendre à travailler dans ses manufactures aux étoffes de Perse qu'on fabrique en Hollande. Candide, se prosternant presque devant lui, s'écriait : "Maître Pangloss me l'avait bien dit que tout est au mieux dans ce monde, car je suis infiniment plus touché de votre extrême générosité que de la dureté de ce monsieur à manteau noir et de madame son épouse."


Le lendemain, en se promenant, il rencontra un gueux tout couvert de pustules, les yeux morts, le bout du nez rongé, la bouche de travers, les dents noires, et parlant de la gorge, tourmenté d'une toux violente et crachant une dent à chaque effort."




Candide, ou l'optimisme
Chapitre 3 : La Guerre
Voltaire

# Postato martedì 11 novembre 2008 08:50

Modificato mercoledì 12 novembre 2008 15:58

12 NOVEMBRE 2008

"Elle était là, seule, marchant le long de ce fleuve perdue dans ses pensée. Elle, elle rêve de calme, de tranquillité, d'un monde simple, mais surtout elle rêve d'oublier ses souvenirs. Souvenir présent a chaque instants, souvenirs qu'elles ne veut plus, souvenir qui réapparaissent. Elle marche et pense. Elle marche et se souvient. Mais elle ne veut plus se souvenir alors elle marche tout droit, elle fixe l'horizon. Elle ne sais plus. Elle a tout perdue et a peur de perdre plus. Pourquoi? question sans fin, sans réponse et sans fondement. Un gros gribouillis dans sa tête. C'est comme un mélange de choses qu'on ne devrait pas être mélangé. C'est un gros pâté qui s'installe, un gros tas de chose qui s'encombre. Elle entasse tout dans sa tête et elle n'arrive plus a rangé. Alors ce qu'elle veut rangé dans le tiroir oubliette reste présent et ce qu'elle veut gardé par dans les oubliettes. Sa tête est un grand tiroir. Vous savez le tiroir bazar que tout le monde a dans un coin de sa chambre. Elle s'est son univers. Un foutoir pas possible, ou tous se mélange. Elle a envi d'en gerbé tellement sa la dégoute. Toute sa vie parfois la dégoute. Elle garde juste une feuille, une feuille blanche, vierge de toute pensée, de tout acte de tout sentiment. Cette feuille représente une vie nouvelle, sans souvenir... Cette feuille elle la préserve. Elle a hâte de commencé a écrire sa nouvelle vie dessus. Comme ça elle pourra rangé tout son bazar dans un grand carton "bazar" et pi prendre sa feuille pour faire le schémas de sa tête bien rangé, ordonnée sans ses putain de souvenir qui la font gerbé. Et cette nouvelle vie elle veut la commencé le plus tôt possible. Mais elle sais que se n'est pas encore l'heure. Alors en attendant elle marche, elle marche tout droit, fixant l'horizon le long de se fleuve où coule la civilisation..."

nounouche

# Postato mercoledì 12 novembre 2008 16:36